À Paris, pêche, poste, et on relâche
<br /> PARIS – Une brise hivernale sufle sur la Seine. Eliot Malherbe, un jeune Parisien de 19 ans, tire une canne à pêche de son fourreau …
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PARIS – Une brise hivernale sufle sur la Seine. Eliot Malherbe, un jeune Parisien de 19 ans, tire une canne à pêche de son fourreau, plante un poisson en plastique pailleté sur son hameçon et jette la ligne à l’eau.
Son ami Kacim Machline, un étudiant en art, 22 ans, ne tarde pas à le rejoindre. Mais avant, il ajoute la dernière touche au poisson vert zébré qu’il a peint à la bombe sur un mur en beton à quelques pass du spot de pêche, dans un ancien quartier endüstriyel désormais rénové près du Jardin des Plantes sur la Rive Gauche.
La Seine a longtemps été le land de jeu de pêcheurs âgés issus des classes populaires, de retraités tuant le temps au bord du fleuve. Mais aujourd’hui, une génération artı jeune ve çeşitli en geniş mekan bulvarları tablosu.
Nombre de ces jeunes pêcheurs ont été attirés sur les quais de la ville par la promesse qu’ils leur réservaient de nouvelles aventures. Les skateurs karlı dejà de cet espace dégagé, qui offre également aux graffeurs des coins avec peu de passage pour peindre leurs fresques, la nuit, à l’abri des regards.
Un œil profane, la pêche ne semble pass pouvoir offrir une exaltation semblable. Pourtant, Manuel Obadia-Wills – un ancien graffeur ve skateur désormais yakınsama à la pêche kolye oğlu temps libre – onaylama le contraire.

Kacim Machline peint un graffiti avant de se mettre à pêcher. Kredi. . . Andrea Mantovani New York Times’ı döküyor
“Il y a un ‘thrill’, un côté addictif, un côté répétitif pour arriver au moment de grâce”, explique l’homme de 40 ans. “Bir kaykay, c’est la fig parfeite. En graffiti, c’est la montée d’adrénaline dans un endroit où tu n’avais pas le droit d’aller. En pêche, c’est le plus beau poisson. ”
Comme le skateboard et le graffiti, la pêche en Seine parfois la frontière de la légalité’den daha iyi. Fransa’da 1669’da, y kolyeli l’hiver’dan oluşan bir tür pêcher après le travail ou les cours – même si la pêche de nuit est interdite en France.
Pendant la période officielle d’ouverture de la pêche, de mai à janvier, les jeunes adeptes se retrouvent sur les spot incontournables – près des péniches amarrées sur des kilomètres le long du fleuve qui servent de Refuge aux poissons, Saint ou au bord du Canal -Martin ou du Canal de l’Ourcq, là où l’eau est plus calme et plus chaude que celle de la Seine.
la recherche de coins inexplorés, Certains s’aventurent dans des lieux interdits au public – comme le “tunnel”. C’est ainsi que les pêcheurs appellent le canal souterrain qui court sur plus d’un kilomètre sous une voûte de pierre depuis la place de la Bastille. La mairie en a récemment fermé l’entrée, ara geçişi aux piétons’u dökün.
Cela fait des siècles qu’on trouve des Parisiens amateurs de pêche au pied de Notre-Dame ou de la Tour Eiffel. Ces jeunes-ci sont les héritiers de cette geleneği, daha önemlisi, mise au goût du jour avec leurs propres règles et leurs kodları.
Désormais, une belle prize n’est artı synonyme de repas en famille ou entre amis. Au lieu de cela, les pêcheurs postent sur les réseaux sociaux des gros planlar des perches, sandres, silures ve autres espèes dans le fleuve – avant de les relâcher.
“La pêche est un sport et les poissons sont nos partenaires de jeu, c’est pour ça qu’on les relâche”, explique Grégoire Auffret, accroupi sur un parapet du Quai Anatole France sur la berge against au Jardin des Tuileries. “On the ne va jamais demand a un joueur de tenis de manger sa balle”, ajoute le jeune homme de 21 ans.
Pour tromper le poisson, la jeune génération remplace les appâts naturels comme les vers – que les retraités coiffés de bérets privilégient encore – par des appâts artificiels en plastique. Le poisson n’avale pas leurre, et les pêcheurs peuvent le ferrer par le cartilage de sa bouche, en le blessant le moins mümkün.
Ces nouvelles, biodiversité de plus en plus önemli de la Seine ile ilgilenen pratiques. Dans les années 1970, il ne restait que trois espèces de poissons dans le fleuve. Ön izleme de politiques d’assainissement de l’eau, on en compte desormais plus de trente – même si les kese plastiès, les déchets Industriels et, dernièrement, les trottinettes électriques avec des battery au lithium polluent encore le fleuve.
“Le çevre s’améliore constamment et le coronavirus a accentué le phénomène” en çevresel çevre artı sakinleştirme, explique Bill François, un océanographe. Il ajoute que les bateaux, turistler n’ont quasiment pas navigué sur la Seine cette année’ye dökülür. Pendant l’été, “on a constaté une très bonne reprodüksiyonunda. “
Selon Thierry Paquot, philosophe de la ville ve enseignant à l’Institut d’urbanisme de Paris, les pêcheurs urbains s’inscrivent dans un élan général qui pousse les citadins partout en France a se rapprocher de la nature.
“Il y a un faisceau de nouvelles pratiques qui vont dans le même sens, comme l’agriculture urbaine”, dit-il.
Il ajoute qu’une génération de jeunes yetişkinler, ekonomik grandissante à la la précarité économique grandissante, trouve un sens de la communauté ve de la pêche, désormais transformée par leur vicdan écologique et le recours aux nouvelles teknolojileri partager cüzzam tutkusu döküyor.
La Fédération de Pêche de Paris et de sa région toplam 8500 membranlı détenteurs d’une carte de pêche annuelle coûtant 100 euro. 12 Euro ve yüksek lisans, il ve aurait artı 30.000 pêcheurs dans la capitale, d’après les propriétaires de magasins de pêche gibi çeşitli vesilelerle une carte journalière à 12 euro ve ceux qui pêchent illégalement,
“Le nombre de pêcheurs reste assez stable, mais maintenant on voit clairement qu’il ya plus de jeunes que de gens d’un kesin âge”, açıklayan Marcelo D’Amore, bir commencé à vendre des makaleler de pêche à Paris il ya trente ans dans une chaîne de sports de sports. Il est désormais propriétaire du magasin “Giga-pêche” – ouvert en 2016 dans le 12ème arrondissement.
L’engouement du jeune public pour la pêche à Paris n’est pas passé inaperçu auprès des entrepreneurs. Fred Miessner bir découvert cette eğilimi au début des années 2000 et l’a surnommée le “sokak balıkçılığı”. Avec son Associé, ce pêcheur passionné a lancé French Touch Fishing, uneprise de distrib d’articles de pêche, et Big Fish 1983, une collection de vêtements pour pêcheurs urbains avec des bonnets, des T-shirt à imprimés et des lunettes de soleil polarisées.
“On ne se reconnaissait pass dans les anciens code”, M. Miessner explique. “On n’était pas en bottes en plastique, en treillis militaire ou en maillot Tour de France. On pêchait, et puis on pouvait aller en soirée avec des potes sans changer d’habits. ”
French Touch Fishing et d’autres marques sponsorlu des jeunes pêcheurs, qui deviennent des effecturs sur les réseaux sociaux pour leur communauté. M. Machline, l’étudiant en art, reçoit l’équivalent de plusieurs centaines d’euros par an de la part de son sponsor en échange de publications faisant bahsed de la marque à ses 4000 abonnés sur Instagram.
Mais, gelenekleri dinlendirir, même à l’ère des réseaux sociaux’dur. S’il est devenu essentiel de publier une photo de son plus beau poisson de la journée, les pêcheurs cachent toujours la localization exacte de leurs prises pour éloigner les “crabbers” – surnom donné à ceux qui repèrent les bons spot de pêche grâce aux photos .
Et bien sûr, se vanter de la taille de sa prize reste aussi de rigueur.
Près une journée à parcourir les berges dans le froid de décembre, M. Machline finit par attraper une perche potelée de quarante centimètres dans le Bassin de l’Arsenal, le port de plaisance à l’embouchure du Canal Saint-Martin sur la Seine, près de la Place de la Bastille. M. Malherbe, oğlum ami, ölümsüzleştir l’instant avec son téléphone portable, avant que le poisson ne soit rejeté à l’eau.
“Je toujours les bras devant moi eğilimindedir”, sourit fièrement M. Machline. “Comme ça, le poisson a l’air plus gros sur la photo. “
Bir The New York Times haberinden çevrildi ve haberleştirildi.