The New York Times traduit en français une selection de ses meilleurs makaleleri. Retrouvez-les ici.

PARIS – Lors d’une récente rencontre avec une poignée de journalistes étrangers, le président de la république Emmanuel Macron, 100 dakikalık bir felsefe kolye, sans notları. Truffée d’américanismes, “dürüst komisyoncular” dan “ezber bozan” bir konuşma, de quoi faire se retourner dans sa tombe le général de Gaulle. Il a disséqué “l’universalisme” français, s’est interrogé sur l’histoire coloniale ve a identifié la haine, par les réseaux sociaux, comme une “tehdit” à “la démocratie elle-même”.

La performance était typique de M. Macron, vesaire un chef d’état, l’équivalent d’un numéro de funambule sans file. Mais les mots ne revélaient pas grand-chose de l’homme lui-même. Après quatre années au pouvoir souvent tumultueuses, à l’approche d’une élection l’année prochaine, M. Macron reste une énigme, y dans oğul propre pays içerir.

Soutenu par la gauche en 2017, M. Macron bénéficie aujourd’hui de davantage de soutien à droite. Autrefois reformateur libéral, il prône maintenant le rôle de l’Etat et la protection “a tout prix” dans le contexte de la pandémie de Covid-19. Celui qui fut le lider d’un mouvement balayant les anciennes hiérarchies politiques est à présent confortablement installé au sommet du pouvoir, son autorité renforcée par la menace teröriste ve la pandémie.

“Avec Macron, a été jusqu’au bout de la Présidentialisation de la Vème République”, le commentateur politique Alain Duhamel’i gözlemleyin.

Sorun, savoir à quelle fin M. Macron, 43 ans, daha fazla yararlanıcı, en çok kulanılan, en çok kulanılan alors que l’Europe une zone de turbulence ve que la capacité du continent à contrôler la pandémie reste en suspens. Il semble déterminé à guider son pays et l’Europe sur une voie in a Chine et des Etats-Unis. “Le jour où coopérer signifie dépendre, vous êtes devenus le vassal de quelqu’un et vous disparaissez”, estait-il lors de sa rencontre avec les yazışmaları étrangers.

Alors que l’ère de la chancelière allemande Angela Merkel prend fin cette année, M. Macron est en position de modeler l’Europe “souveraine” qu’il a toujours prônée, ainsi qu’une nouvelle identité française à un moment de mutation difficile . Il pourrait également remporter un second mandat l’année prochaine, ce qu’aucun président n’a réussi depuis 2002.

Ou alors, le funambule pourrait tomber. Le, traverse sa pire crise économique, sociale et sanitaire de l’après-guerre, le PIB a chuté de 8,3% l’année dernière, des milyonlarca Français ont perdu leur emploi et plus de 87000 personnes sont mortes du coronavirus . La tentation française de renverser le pouvoir est toujours présente.

Paris ve janvier’de restoranlar ve barlar. Kredi. . . Andrea Mantovani The New York Times’ı döküyor

“Tout peut arriver entre maintenant et notre élection présidentielle l’année prochaine, étant donnée la fragmentation nationalale”, estime la politologue Chloé Morin. “Il y a beaucoup de résignation, mais aussi beaucoup de colère. L’hyper-konsantrasyon du pouvoir par Bay Macron partie du problème’den hoşlanıyor. “

Le macronisme, comme on l’appelle ici, reste un mystère, une doctrine politique élastique and perturbatrice qui dépend moins du fond que du charisme d’un homme qui prend des risques. Sınırlayıcı değil mi? Un seul homme décide (et pour l’est non, malgré la pression de certains ministres). Le parlement et les partis politiques semblent marjinalisés, voire thutiles.

Le niveau de malaise est tel que le, pourrait faire une embardée à droite l’année prochaine, vers Marine Le Pen, la aday xénophobe de l’extrême droite qui tente de paraître plus éligible d’ici mai 2022. Un récent sondage lui donne İkinci turda% 48 dans M. Macron ile karşı karşıya. Mais la France pourrait aussi faire comme en 2017 avec M. Macron: koro un inconnu.

Les élections régionales de juin prochain risquent de porter un coup à La République En Marche, le part centriste créé de toutes par M. Macron. Le pouvoir a éprouvé l’enfant prodige de l’Europe. Gilets Jaunes ile bir deja hayatta kalma, ayrıcalıkları kontrol edin. Sous le poids de la pandémie, le moral des Français est bas. Un récent sondage montre qu’un adulte sur 5 se dit déprimé.

“Au début, son program m’a inspirée”, dit Paula Forteza, 34 ans, une députée qui a quitté le part du président l’année dernière. “C’était la façon de modernizer la gauche. Mais j’ai, qu’il était un fin tacticien de la politique ve qu’on ne va jamais savoir ce qu’il croit vraiment’ten oluşur. ”

Malgré tout, M. Macron semble être mieux placé pour une rélection que ses prédécesseurs François Hollande ou Nicolas Sarkozy. Sa cote de popularité au-dessus des% 40, en yüksek frekansta dökülür. Le maître du centre déstabilise tous ses karşıtları, même s’ils sentent que le président peut être vulnérable.

Le soutien à M. Macron, malgré une durum sanitaire mitigée – la France compte bien plus de morts de la Covid que l’Allemagne, nüfus artı önemli değil – et les zorlukları yeniden kontra l’Europe à se procurer des vaccins sürdürür. La campagne de vaccination a été lente à démarrer.

Versailles reçoit une enjeksiyon de aşı gibi bir sağlık görevlisi yardımcısı. Kredi. . . Andrea Mantovani The New York Times’ı döküyor

“Il est face à une droite en zorlu et à une gauche désunie,” explique Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’institut de sondage IFOP. “Une personne sur deux à droite, une personne sur trois à gauche semble le soutenir. “

L’étendue de son soutien reflète la maîtrise qu’a M. Macron d’un monde post-idéologique. Il est cameé au pouvoir en annonçant la fin du clivage gauche-droite, et il a gouverné selon ce crédo. Un temps apôtre de l’équilibre budgétaire, en pleine pandémie, il voit l’augmentation du déficit comme un problème à traiter plus tard.

Le nouveau mot à la mode du macronisme est: dayanışma. Un des sloganlar, 2022’yi dökün: “Nous, Français”.

“Je crois à la souveraineté continentale, je crois aux états-nations, je ne crois pas au néonationalisme,” bir expliqué le président aux gazetecileri, une tantative pour le moins saisissante de rassurer à la fois le center-gauche pro-européen, le centre-droit patriote et les “Tout-sauf-Le Pen”, en une seule cümlesine bakın.

D’où, et ce n’est pas étonnant, son surnom de président du “en même temps”. En dokunaklı desurmonter l’amer héritage de la guerre d’Algérie, il a le cesage de chercher la vérité, mais, la tövbe reddediyor. Il tente souvent de réconcilier l’irréconciliable.

M. Macron a conquis le pouvoir de façon révolutionnaire en 2017. Il a démoli les traditional partis de gauche et de droite, le Parti Socialiste et les Républicains, en les absorbant dans son mouvement. Ils ne s’en sont pas remis.

Les réformes ont suivi. Celles du rigide code du travail de 3 324 sayfa, de la SNCF, ainsi qu’une réforme fiscale. Le chômage, supérieur à 10% lorsqu’il est arrivalé au pouvoir, baissait de façon önemli avant que la pandémie ne frappe. Les investissements étrangers ont considérablement crû. Il a réussi à faire bouger un, rétif au changement öder.

Les grèves ont toutefois eu raison de la réforme du généreux système de retraite français. M. Macron un s’est gagné un sobriquet peu kıskanılacak: “président des riches”. Parce qu’il avait suscité tant d’espoir parmi tant de personnes, il ne pouvait qu’en décevoir Certains. Et cette desception a été le plus dûrement ressentie à gauche.

Une manifestation contre la réforme des retraites, l’année dernière à Paris. Kredi. . . Dmitry Kostyukov The New York Times’ı döktü

“Quand on lui parle, vous êtes la seule personne qui importe au monde,” dit Mme Forteza. “Il a l’habitude de faire des clins d’oeil comme ça aux gens, dans la masse. Il n’y a rien d’inapporshipé, c’est quelque qui génère une certaine compité’yi seçti. Ben kesin misillemelerden hoşlanırım. Mais après, je me suis rendu compte qu’il le faisait à tout le monde! Je n’étais pas unique au monde, en fait. Et il n’était pas l’homme de gauche qu’il avait semblé être. ”

Peut-être n’est-ce pas si surprenant. M. Macron est un produit de l’ENA, l’Ecole Nationale d’Administration, qui produit des présidents avec une régularité métronomique.

La grande école, artı proche de McKinsey ve sınıflar populaires, n’est pas conçue pour promager des changements radicaux. C’est un établissement élitiste où seul% 1 des 80 élèves de la promosyon sortante a un a un établissement a la classe populaire.

En 2019, son Fransa turu sonrası gilets-jaunes à la rencontre des Français, M. Macron avait promis de supprimer l’ENA. Il est ciru depuis sur sa promesse, préférant ouvrir davantage l’école aux étudiants issus des banlieues françaises défavorisées.

“Göçmenlik, sur l’insécurité, il a viré à droite,” dit Mme Forteza. “J’ai l”impression qu’il s’a un peu servi de nous. “

Mais la gauche n’a pas de figure qui rassemble dans un qui, sous l’effet de l’insécurité dûe à la pandémie ve aux attaques teröristleri, vire à droite. Anne Hidalgo, la maire socialiste de Paris, pourrait se porter adayı, galvaniser la gauche et devenir une adversaire à prendre au sérieux.

Pour l’heure, le calcul politique de M. Macron semble être qu’il a davantage à gagner en s’attirant les voix de la droite.

D’où, geçici bir d’extirper par la loi les racines de ce qu’il appelle “le séparatisme islamiste” qui d’après M. Macron sous-tend la récurrence du Terrisme domestique.

Alors que la politique identitaire et la colère de Certains accusent de cacher des formes, queains accusent de cacher des formes d’exclusion, notamment, les musulmans.

Explique-t-il aux gazetecileri étrangers “L’universalisme n’est pas à mes yeux une doctrine d’assimilation”. “Ce n’est pas la négation des différences. Je crois à la pluralité dans l’universalisme. “

À Ivry-sur-Seine l’année dernière. M. Macron veut préserver et élargir l’universalisme français, auquel kınayıcı de cacher des formes d’exclusion, notamment pour les musulmans. Kredi. . . Dmitry Kostyukov The New York Times’ı döktü

Dans sa incelik, durumu incelikle analiz etme, geçici bir uzlaşmacı, c’était du pur Macron. La France, muhalif oğul modèle d’assimilation au multiculturalisme américain à toujours eu eğilimidir. Il s’en écartait donc. Mais si le pluralisme “n’est pas du multiculturalisme”, ne yazık ki peut-il ressembler?

M. Macron a également parlé des Millions de Français, torun d’immigrés, dont l’identité et les rêves sont “totalement la France” mais de familles ont “d’autres langues, d’autres rêves. ”

Tout cela, a-t-il dit, doit être reconnu “comme une şans. “Et la France doit comprendre que ces dernières années” nous n’avons pass réussi notre politique d’intégration “, et que cet échec a été ressentie de façon partlyèrement vive” quand on a prénom différent ou une couleur de peau ” Ceux, a-t-il ajouté, qui “sont différents de la majorité – je n’aime pas le terme de minorité. ”

Tout comme “multiculturalisme”, le terme minorité est un interdit tr France, car le pays se voit comme une ulusal de citoyens undifférenciés unis autour d’une idée noble et universelle. Si M. Macron peut raviver cette en célébrant la diversité, alors il aura élargi la nosyon de ce que c’est d’être français.

Il y a un sujet sur lequel M. Macron n’a jamais faibli: défense de l’effort européen d’intégration de l’après-guerre afin d’assurer la paix. Il brandira l’étendard européen jusque dans sa campagne électorale, à un an o à la Fransa işgalci présidence turnante de l’Union Européenne pour la première fois depuis 2008. Sa priorité sera de pousser pour une Europe “souveraine”, avec les capacités teknolojileri et militaires à la hauteur des valeurs – liberté, pluralisme, État de droit – qui à ses yeux la définissent.

C’était déjà courageux en 2017, dans le contexte de ferveur du Brexit et de la rhétorique anti-européenne de l’ancien président américain Donald Trump; avec Mme Le Pen face à lui, ça ne l’est sans doute pas moins aujourd’hui.

Alors que l’autoritarisme gagne du landscape, le président français, comme Mme Merkel, fait figure de contrepoids démocratique önemli, ateşli partizan du multilatéralisme et des sociétés libres.

M. Duhamel décrit le macronisme comme “une forme de bonapatisme civil, de bonapartisme démocratique, où tout remonte au chef ve a une volonté de rupture et de réform, au fouet. “

Est-ce la sosyeté française, à la fois conservatrice et révolutionnaire, apprécie assez ce style pour donner à l’homme-mystère cinq années de plus?

“L’élection se jouera entre deux mauvais duyguları: la haine et la peur,” çorbacı M. Duhamel. “Si la haine l’emporte en mai de l’année prochaine, il sera battu. Si c’est la peur, parce qu’on sortira d’une période convulsive, et on ne sait pas comment sera l’avenir, c’est lui qui gagnera. “

Bir The New York Times haberinden çevrildi ve haberleştirildi.

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